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EXPOSITION : BRF à EUPEN avec Luc Janetzky
16 Janvier 2011 Best of Verviers Le lieu de cette exposition - la BRF à Eupen - revêt aujourd’hui une importance symbolique puisqu'on y accueille Luc Janetzky, fils de celle qui fut, dès 1945, la pionnière des émissions de la radiodiffusion belge de langue allemande, Madame Irene Janetzky. Dans son expression artistique, Luc Janetzky a été, lui aussi, un pionnier : ses « toiles blanches » n’ont-elles pas constitué, parmi d’autres nouveautés, une primeur dont d’autres artistes ont, parfois bien plus tard, suivi la trace ? Envisager la carrière de cet artiste va nous emmener loin pour longtemps. Né en 1938, il sera étudiant en Architecture et Arts décoratifs à La Cambre avant de partir en Italie pour y travailler chez deux grands architectes, à Milan puis à Rome. Il expose en Italie, bien sûr, mais aussi en France, en Belgique et à Londres, s’installe pendant deux ans à Paris, puis, en 1971, à Washington DC où, résident américain, il restera dix-neuf ans. De retour en Belgique, il continue à déployer une activité pleine d’originalité, que ce soit dans les thèmes choisis ou dans la manière de les traiter. S’articulant sur des titres généraux – Cosmogonies et mandalas, Tangos, Intemporelles, etc. – les œuvres de Luc Janetzky traduisent le regard que le peintre porte avec émotion et révolte sur un monde qui est sans doute de plus en plus difficile à comprendre. Tour à tour figuratif, abstrait ou conceptuel, que ce soit dans ses miniatures ou ses grands formats, il oscille entre l’ironie et la tendresse dans un langage toujours très personnel dont cette exposition donne un certain nombre de reflets. Frôlant fréquemment la troisième dimension, ne dédaignant pas la référence aux métaux, il a aussi une démarche qu’on trouve parfois chez les graveurs, c’est-à-dire rechercher les multiples variations de texture et d’interprétations que peut offrir une même forme. C’est ce qui s’incarne notamment dans les gravures monotypées avec Claude Manesse. Et s’il y a parfois chez lui des couleurs vives pour renforcer la portée satirique de certaines œuvres – je pense à la série des Pantalons – cette exposition montre aussi que Luc Janetzky pratique avec sensibilité le jeu délicat des nuances qui se combinent avec un raffinement qui leur confère la force du contraste. « Je suis heureux que Serge Hendricks expose avec moi, il sait placer la couleur et rester un homme discret », me disait Luc Janetzky lors de la préparation de cette exposition. Rien n’est plus vrai, je connais Serge depuis longtemps, je sais qu’il travaille beaucoup et régulièrement dans les moments libres que lui laisse un horaire professionnel contraignant. Son évolution d’artiste se construit sur deux axes au moins : des couleurs affirmées et la nature. Les toiles qu’il présente dans cette exposition reflètent la seconde partie de son cheminement. Le paysage naturel y est omniprésent, on le voit, on le perçoit, on le ressent et, peu à peu, il se diffuse, il devient un dialogue chromatique, une combinaison de plages de couleurs vives qui suggèrent plus qu’elles ne montrent, des couleurs qui se fondent et s’interpénètrent sans qu’un trait puisse intervenir dans leur osmose. L’impressionnisme qui s’en dégage n’est pas loin de l’abstraction, mais il laisse ici la sensation d’une perspective dans laquelle le regard peut pénétrer au-delà de la surface peinte, comme par une fenêtre ouverte.
Albert Moxhet
21 Janvier 2011 Grenz-Echo Eupen So recht zusammenpassen tun sie nicht, die Bilder von Luc Janetzky und Serge Hendricks. Doch die Ausstellung im BRF bringt sie zusammen. »Irgendwie geht es doch, ist sogar recht spannend«, meinten Besucher bei der Vernissage am vergangenen Sonntag. Um die menschliche Seele, also etwas sehr Abstraktes, kaum Fassbares oder Sichtbares, geht es Luc Janetzky. So geht er auch auf höchst unkonventionelle Weise an das Thema heran. Einige Bilder bleiben weiß. Irgendwann, Ende der Sechzigerjahre, in Paris, sei ihm die Verbindung zu den Farben verloren gegangen, erzählt er. Irgendwie eine Kommunikationsstörung. Luc Janetzky nahm es positiv und machte aus Weiß das Beste, was man daraus machen kann, mithilfe von Formen und einigem mehr. Rauputz Die Reliefbilder in Weiß wirken aus der Ferne wie filigrane Stickerei. Die Figuren mit ihren Schatten schaffen Landschaften unterschiedlichster Schattierungen. Betrachtet man alles aus der Nähe, dann fühlt man sich mal an Rauputz erinnert, erkennt Kieselsteine. Sogar Putzlappen, ausgefranste Teile von Baumwollhemden sind unter dem Weiß, verrät Luc Janetzky. Diese Bilder sind Teil seiner Serie, die er dem Thema Recycling widmete, lang bevor andere Künstler es taten. Auch die neuesten Arbeiten von Luc Janetzky sind in der Ausstellung zu sehen. Und dabei wird klar: Sein gutes Verhältnis zur Farbe ist wieder hergestellt. Farbenmeer Farbe pur bringt Serge Hendricks mit. Seine Landschaften scheinen in einem Farbenmeer zu explodieren, in einem überwältigenden Rot, in Grün, Blau, und Gelbtönen. Feuer und Wasser begegnen sich. In einem See spiegelt sich eine Landschaft, obwohl die Sonne zu fehlen scheint. Der Wald im Herbst und in den anderen Jahreszeiten ist vertreten. Und doch ist es nie die Landschaft selbst, sondern die Erinnerung an eine Landschaft. Die Emotionen, die die Landschaft weckt, Gefühle, die sie hinterlässt, teilt Serge Hendricks dem Betrachter in Farbkompositionen mit. »Der Künstler verarbeitet Landschaften, benutzt Farben, großflächig und kontrastreich«, sagt der Kunstkritiker Albert Moxhet. »In einer späteren Phase wird das Großflächige kleiner, impressionistisch und abstrakt. Aus der Distanz erhält seine Malerei eine überraschende Tiefe.« Zunächst lernte Serge Hendricks das Handwerk des Anstreichers und Dekorateurs, absolvierte dann die Académie Royale des Beaux Arts in Lüttich und machte anschließend eine Ausbildung zum Maler in Verviers. Luc Janetzky, der Sohn der BRF-Gründerin Irene Janetzky, studierte Innenarchitektur in La Cambre. Danach zog es in hinaus in die Welt. Zunächst nach Mailand, wo er mit dem Architekten und Designer Gio Ponti arbeitete. Dann verbrachte er fast 20 Jahre in den USA. Auf Ausstellungen in den USA und in vielen europäischen Städten kann er zurückblicken. Die Ausstellung von Luc Janetzky und Serge Hendricks im Funkhaus des BRF in Eupen ist bis zum 20. Februar zu sehen. Öffnungszeiten: montags bis freitags von 10 bis 18 Uhr, sonntags von 11 bis 17 Uhr.
Von Elli Brandt
EXPOSITION : Fondation Hardy ( DISON )
Mai 2003 Journal LE JOUR Nos lecteurs commencent à bien connaître l’œuvre de Serge Hendricks. Les dimensions de la salle d’exposition de la Fondation Adolphe Hardy permettent de s’en faire un intéressant panorama. On peut ainsi voir comment le rendu d’un paysage évolue, sous ses pinceaux, d’un ensemble organisé de plages colorées vers des ambiances où la couleur prime sur les formes, sans pour autant les négliger, afin de suggérer un sentiment, un état d’esprit, en plus de l’interprétation picturale d’un lieu déterminé.
Albert Moxhet
Mai 2003 Journal LA MEUSE VERVIERS Tout en traitant de nombreux sujets dont le portrait et le nu, Serge Hendricks s’est consacré plus particulièrement au paysage ses deux dernières années. Jusqu’au 11 juin, la Fondation Adolphe Hardy abrite ses dernières œuvres dans lesquelles la réalité s’estompe au profit d’une expression chromatique lumineuse. « En peinture, tout m’intéresse. Ma principale préoccupation est avant toute chose la recherche de la lumière », souligne-t-il. Admiratif devant l’œuvre d’un Vlaminck ou d’un Dali, il répond à plusieurs sollicitations thématiques dont le paysage qui, manifestement, reflète le mieux sa personnalité et son goût pour la composition originale. L’artiste s’investit dans la production de paysages esquissés, synthétisés dans des tonalités chaudes dont les quelques allusions figuratives présentent un grand pouvoir de suggestion. Depuis les huiles en pleine pâte au couteau aux doux accents abstraits, le peintre a dompté davantage la forme pour composer des univers où la couleur impose avec force son langage. Apparaissent des toiles dans lesquelles les ambiances chromatiques harmonieuses créent des univers surréalistes restituant, en quelques traits, des repères familiers chers à l’artiste.
Dominique Coune et Véronique Wintgens
EXPOSITION : APEROCULTURE ( VERVIERS )
Janvier 2003 Journal LE JOUR En Août dernier, lors d’une exposition à l’Emulation, nous avons eu l’occasion de montrer l’intérêt de l’évolution picturale de Serge Hendricks. Le passage de cet artiste aux Apérocultures des Minières permet de confirmer l’opinion qu’on a pu s’en faire. Travaillant sur des paysages, le peintre, dans un graphisme épuré, utilise en large plages des couleurs qui établissent entre elles des contrastes vifs. Dans une phase ultérieure, il resserre ces plages, ce qui l’amène à une forme plus impressionniste qui le rapproche aussi de l’abstrait. Quand on s’éloigne du tableau, il n’est pas rare que se découvre une perspective qui donne à la toile une étonnante profondeur. Serge Hendricks n’est donc pas un peintre du détail : les sujets dont il s’inspire établissent le schéma d’une composition dans laquelle le jeu des couleurs – brutes, au départ – devient un langage qui s’affine pour créer une réalité nouvelle, celle que le peintre a dans l’esprit et qu’il offre à notre regard.
Albert Moxhet
EXPOSITION : EMULATION ( VERVIERS )
Août 2002 Journal LA MEUSE VERVIERS En cette fin août, c’est Serge Hendricks, invité au printemps prochain de la Fondation Adolphe Hardy, qui a pris possession du hall d’entrée de l’institution verviétoise. Mariant divers styles dont l’expressionnisme et le fauvisme, l’artiste a su se forger un langage personnel haut en couleurs. Ses paysages, de facture enlevée à larges traits brossés, mettent en scène les coins de notre région : Theux, Nessonvaux, Séroule. Son interprétation libre et personnelle des lieux l’amène à composer des atmosphères denses et colorées qui confèrent une énergie et une nouvelle vivacité à ces lieux familiers.
Dominique Coune et Véronique Wintgens
Août 2002 Journal LE JOUR Peintre d’une belle constance et d’une grande discrétion Serge Hendricks affine depuis longtemps son goût pour une peinture où une figuration libre permet à la fois le dialogue de couleurs bien contrastées et une évolution très personnelle. La brève et récente exposition de l’artiste dans le hall de l’Emulation, à Verviers, donnait à voir ces deux caractères de sa peinture. Parmi d’autres, un certain nombre d’endroits bien connus du public local s’ouvraient sur des interprétations proches d’un fauvisme chromatiquement audacieux qui suggère les éléments de paysage et les ordonne plutôt que de les décrire fidèlement. Il nous paraît évident que Serge Hendricks a trouvé le chemin sur lequel il va désormais pouvoir épanouir son talent et sa recherche.
Albert Moxhet
EXPOSITION : APEROCULTURE ( VERVIERS )
Décembre 1997 Journal LE JOUR Hôte cette fois des Apérocultures des Minières, place du Général Jacques, 5, à Verviers, Serge Hendricks y présente un ensemble de tableaux légèrement disparate dans la mesure où, s’étalant sur deux ou trois ans, il rend compte de la recherche d’autonomie du jeune artiste par rapport à la formation reçue. N’hésitant pas à utiliser une large palette dans une figuration inspirée par le paysage, le peintre atteint son meilleur niveau quand il traduit le plus librement ce que lui suggère le motif choisi . Le pinceau fait alors preuve d’une aisance qui, sans le trahir, transcende l’acquis pour développer un phrasé personnel qui recèle assurément des promesses. Albert Moxhet
EXPOSITION : GALERIE H (VERVIERS)
Mars 1996 Journal LE JOUR Jeune peintre qui se cherche encore entre figuratif et l’abstrait, Serge Hendricks utilise la couleur comme une valeur en soi et non comme le complément d’une composition graphique. C’est sans doute pourquoi il nous paraît avoir plus d’aisance dans le non-figuratif. Son exposition à la Galerie H permet de saisir plusieurs étapes de la démarche Albert Moxhet
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